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LE
PREMIER FESTIVAL DU FILM ROCK MONTPELLIER
28, 29 Février, 1er et 2 Mars 2008
CINESUBSONICA
Espace Rabelais (Esplanade Montpellier Center)
De 16h à 00h30
+ Expos photos N&B Gilles Signoret + Expos Dessins Leviathan + Performances
Musicales et burlesque.
LES
FILMS :
TOKYO
BELOW (20h30 le 29/02) - James
R. Petix 2000 USA 25 mn
Japonais sous-titrage anglais couleur
Documentaire de fin détude sur le rock indépendant
à Tokyo.
ROCKNTOKYO
(22h45 le 29/02) - Pamela Valente - 2006 - France - 90 mn
Japonais - sous-titrage en français - couleur
« Un portrait de cette incroyable ville à travers le rock,
avec les groupes Guitar Wolf, The 5678s, les Jet Boys, et Nine.
Un style de vie et un genre musical découverts par les Japonais
pendant loccupation américaine après la Seconde Guerre
mondiale. Dans cette société bien ordonnée, il existe
malgré tout un monde underground. Cest ce Tokyo-là
que je montre dans mon film. »
BLANK
GENERATION (20h30 le 1/03)
Amos Poe 1976 USA - 55 min
noir et blanc
Avec Blondie, Patti Smith, the Ramones, Talking heads, Television, The
Hearthbreakers
1976, New York, Amos Poe fait partie dun milieu artistique et musical
naissant, le punk et décide de filmer les groupes qui se produisent
alors au CBGB et au Maxs Kansas City.
Il ne sait pas quil est en train de réaliser LE film punk.
Amos Poe ne cherche pas à faire un reportage sur le milieu punk,
son film est comme un morceau des Ramones, brut, rugueux, crasseux.
La bande-son ? Des démos, des titres enregistrés sur
cassettes et sans rapport avec limage.
On est surpris, touché, étonné, captivé par
ces images qui en disent plus long quaucun autre film consacré
au punk.
THE
FOREIGNER (22h45 le 1/03)
Amos Poe 1978 - USA - 95 mn
Anglais sous-titrage en français noir et blanc
Avec Eric Mitchell, Patti Astor, Debbie Harry, The Cramps
Max Menace (Eric Mitchell), un terroriste allemand, arrive à New
York, il est suivi et cherche à se cacher. Sa vie oscille entre
violence et ennui dans cette ville hostile où il na ni souvenir,
ni avenir.
Son chemin croise celui de Debbie Harry, qui lui demande du feu et chante
en allemand ; celui des Cramps (Lux Interior, Poison Ivy, Brian Gregory,
Miriam Linna) au CBGB, qui lentraînent dans une violente bagarre ;
et dautres marginaux.
Amos Poe filme lerrance, laliénation, lanonymat
de latmosphère des grandes villes.
Cette uvre majeure va directement inspirer à Jim Jarmusch,
un proche dAmos Poe, son premier film Permanent Vacation, et influencer
lensemble de luvre du cinéaste.
Présenté
au Festival de Deauville en 1978, « Requiem pour un punk défunt
The Foreigner est Godardien
Pierrot le Fou chez les punks
un film de la dimension dun Cassavetes ». Libération,
1978.
AMOS
POE
Né en 1950, Amos Poe est considéré comme le Pape
de la No Wave cinématographique, mouvement né à New
York en 1976, qui s'inspire de la série B, de l'avant-garde et
de la Nouvelle Vague française pour créer une nouvelle forme
artistique et rassemblant les acteurs de la scène artistique et
musicale de l'époque : Jim Jarmusch, Eric Mitchell, John Lurie.
En 1975, il filme la scène punk new yorkaise en plein balbutiements,
réalisant le mythique BLANK GENERATION véritable FILM PUNK,
brute, rugueux, crasseux comme un morceau des Ramones avec pour seule
bande-son, des démos, des titres enregistrés sur cassettes
et surtout sans aucune synchronisation avec l'image. Il récidivera
un an après avec UNMADE BEDS, son premier film de fiction, hommage
à A BOUT DE SOUFFLE de Godard avec Debbie Harry. Il réalisera
ensuite THE FOREIGNER en 1977 : sur les errances d'un terroriste allemand
(Eric Mitchell) perdu dans New York, pourchassé par des punks,
tabassé par les Cramps premiers du nom (Interior/Ivy/Gregory/Lina)
dans les toilettes dégueux du CBGB... Il signera enfin en 1981:
SUBWAY RIDERS, dernier volet de sa trilogie undreground. Les films d'Amos
Poe ont pour toile de fond New York, cité moderne, âpre,
magnétique et punkifiée, où des héros sans
désirs se heurtent à une société hostile et
dure, où les femmes sont à la fois dominatrices et empathiques.
http://www.amospoe.com
ZOMBIE
KING (22h45 le 2/03) 2003
Canada Stacey Case - 76 mn approx : Du "Gore"
+ du "Catch" + des "Jolies filles" + de la "Bonne
musique" = "ZOMBIE KING", une addition surprenante et bienvenue
dans un genre dont les nouveauts annoncées font souvent bâiller
même les fans.
Marija Nielsen
http://www.myspace.com/tijuanabibles
SONS
OF THE RODEO (20h30 le 2/03)
2005 - Matheson Muir Usa - 13 minutes mn : Shooter assiste son
frère B.R. à prendre des paris dans une forme évoluée
de rodéo. Alors que les mises sont placées, un vétéran
du rodéo offre un pot de vin à B.R. pour s'assurer de la
victoire. B.R. et le reste de la communauté sont en choc lorsque
le nom de Shooter est tiré au sort pour affronter le vétéran.
Prix du Spinfest Film Festival
http://www.sonsoftherodeo.com
THE AMERICAN ASTRONOT
(20h30 le 2/03) - 91 minutes - Cory McAbee Usa - The American
Astronaut suit les aventures d'un transporteur intersidéral chargé
de fournir aux femmes qui peuplent Venus un specimen d'homme à
cloner. Mais c'est sans compter sur les plans machiavéliques du
professeur Hess lancé à ses trousses.
REvelation Perth International Film Festival, Kudzu Film Festival, Lausanne
Underground Film Festival, Florida Film Festival
(http://www.americanastronaut.com)
COURTS METRAGES DE JON MORITSUGU (18h00
le 29/02) (http://jonmoritsugu.com)
/Titre : Mommy Mommy Where's My Brain Pays : USA Date : 1986 Durée
: 10 minutes Titre : Braindead Pays : USA Date : 1987 Durée
: 1 minute Titre : L'il Debbie Snack Whore of New York City Pays : USA
Date : 1987 Durée : 2 minutes Titre : Der Elvis Pays : USA Date
: 1987 Durée : 23 minutes Titre : Sleazy Rider Pays : USA Date :
1988 Durée : 23 minutes
Titre : Crack Pays : USA Date : 1998 Durée : 45 secondes
JOHN-MICHAEL
McCARTHY
Ce réalisateur américain, né à Tupelo
en 1962, est le fils caché d'Elvis et son digne héritier,
d'o๠son goût prononcé pour le rock et les fifties...
Dessinateur de BD, John-Michael Mc Carthy aka JMM se tourne en1993 vers
la production de films. Il crée Big Broad Guerrilla Monster, seule
société de production
cinématographique indépendante de Memphis et réalise
Damselvis, Daughter of Helvis puis Teenage Tupelo.
Son univers ? La série B, le rock'n roll, le sexe, les Drive-in...
Ses films sont réalisés à partir de très
petits budgets, en 16 mm, Super 8 ou vidéo.
Son crédo ?
1.Ne demandez pas l'autorisation
2.Filmez jusqu'à ce qu'on vous arrête
3.Niez tout
Réalisateur atypique se revendiquant plutôt de l'"unpopular
culture" que de l'"underground ", JMM est l'exemple même
de ce que les USA peuvent produire de mieux. Ce pays
englué dans son puritanisme moral et son impérialisme idéologique
génère une culture parallèle subversive réjouissante...
Quand Ed Wood rencontre John Waters, Kenneth Anger et Russ Meyer sur un
air du King, le King de la série B John-Michael McCarthy est derrière
la caméra !
MORGEN
ZAL IK POGO DANSEN / DEMAIN JE DANSE LE POGO
(18h00 le 28/02) - Marc Didden - 1978 Belgique - 60 min
approx.
Flamand sous-titrage français - couleur
Documentaire de la chaîne belge flamande VRT sur le phénomène
Punk en Belgique : interviews, concerts filmés (The Kids,
Contingent, Blondie, Talkinheads
) sans oublier le Platic « Hubble
Bubble » Bertrand national !!!
BRUSSELS
BY NIGHT (22h45 le 28/02)
Marc Didden - 1983 Belgique - 90 min
Flamand sous-titrage français - couleur
Brussels by Night a été reçu par la génération
80 comme le premier film urbain, un film puisant son inspiration dans
l'esprit du temps, et non dans les classiques de la littérature
flamande. Marc Didden y met en scène un meurtrier, Max, dans ses
errances nocturnes à travers Bruxelles.
"On sortait juste de la période punk et on pouvait encore
lire no future écrit sur les murs. Je me sentais déjà
devenir un vieux con. A cette époque, on était un vieux
con à trente ans".
Prix
pour le meilleur premier film au festival de San Sebastian (Espagne).
MARC
DIDDEN n'a jamais caché que l'univers de son premier film surgit
tout droit d'une midlife crisis précoce et du sentiment de désespoir
et d'absence de perspective héritée de la période
punk de la fin des années septante. Et pourtant, dans son film,
on ne voit rien de très punk: pas de bandes de jeunes traînant
dans les rues, pas de traces des Sex Pistols, de rats, de crêtes
ou d'épingles de nourrice. Le personnage principal est d'ailleurs
né deux générations trop tôt. Mais si l'iconographie
et les hérauts du punk sont absents, l'agressivité et l'immédiateté
avec laquelle Marc Didden dépeint son univers nihiliste, pogote
au rythme du no future.
Ces références punk ne sont pas non plus étrangères
au parcours professionnel de Marc Didden dans les années qui ont
précédé Brussels by Night. Marc Didden a étudié
le théâtre au RITCS à Bruxelles avant d'entrer à
l'hebdomadaire de radio et de télévision Humo, où
il s'est vite imposé comme une autorité en matière
de journalisme rock et pop. En 1979, Marc Didden démissionne de
Humo pour se consacrer à plein temps à son premier projet
cinéma. Il suit un cours d'écriture de scénario au
cours de l'été 1979 qui renforce sa confiance en lui. Quand
il décroche le prix d'état pour le meilleur scénario
en 1980, la concrétisation du projet est en vue.
Son allié dans la difficile recherche des fonds sera Erwin Provoost,
qui fonde pour les besoins de ce film la maison de production Multimedia.
Erwin Provoost et Marc Didden se connaissaient déjà. Ils
avaient collaboré à un documentaire de la BRT sur le phénomène
punk, "Demain je danse le pogo". Du documentaire, Brussels by
Night y puise de larges extraits.
© Erik Martens / Cinémathèque royale de Belgique
LA
BRUNE ET MOI (20h30 le 28/02 et 18h00
LE 1/03) - Philippe Puicouyoul 1979 France - 55 min
Français - couleur
Remake punk de " La blonde et moi", Jayne Mansfield est remplacée
par Anoushka, une punkette brunette. Eddie Cochran, Gene Vincent, Fats
Domino, Duane Eddy sont remplacés par Ici Paris, Astroflash, Les
Privés, Marquis de Sade, The Questions, Edith Nylon, Dogs, Taxi
Girl...
Anoushka et Xavier de Royan (Pierre Clémenti) se rencontrent par
hasard à Paris. La punkette accepte de devenir la maîtresse
du banquier à condition qu'il fasse d'elle une rock-star grâce
à son argent.
La Brune et moi, film de fiction sur une punkette rêvant de devenir
une star, est un témoignage de la scène rock de l'époque
et du milieu punk parisien.
Pierre-Jean Cayatte, bassiste de Gazoline et Ricky Darling, "guitar
hero" d'Asphalt Jungle, figurent aussi au générique.
Prix
du jury au Festival des Films musicaux de Paris en 1980
PHILIPPE
PUICOUYOUL
Né en 1952, Philippe Puicouyoul commence à fréquenter
les salles de concerts dès 1969. Fan des Rolling Stones, il découvre
le mouvement punk en 77 à Londres lors d'un concert des Boomtown
Rats. Par la suite, il assistera entre autres aux concerts parisiens de
Siouxie, The Clash, Damned, Blondie, Sham 69... C'est d'ailleurs au cours
d'un concert de Sham 69 qu'il découvrira Ici Paris.
Début 1979, Philippe Puicouyoul décide de réaliser
un film, version punk du très 50's et rock'n roll "La blonde
et moi".
Il parvient à convaincre quelques groupes de participer à
ce qui s'annonçait comme "le seul document sur le rock français
de l'époque".
Depuis 1985, Philippe Puicouyoul est réalisateur pour le Centre
Pompidou, il a publié un livre regroupant ses souvenirs de concerts
en 1999 sous le titre "Pop Fiction" ( ed. D.Stein). Il travaille
actuellement sur « Vers lOlympe », un film
mi-artistique mi-sociologique de 12 heures sur les fans des Stones.
VIOLENT
DAYS (18h00 le 2/03) - Lucile
Chaufour 2003 France 104 min
Français noir et blanc
En France, à Paris et au Havre, des rockers continuent de rêver
à un pays qui n'existe pas : l'Amérique.
« C'est un film sur l'attente, l'ennui, la fatalité,
l'enfermement, la fiction, l'espoir, le rêve, l'anesthésie,
la dépendance, l'interdépendance, la peur.
Cest un film sur le cinéma, le cinéma-matière,
le grain, le noir et blanc, une blonde, toutes les blondes du cinéma.
Cest un film sur le rocknroll, la fascination rocknroll,
lidentification, aliénante ou libératrice. »
Grand
Prix au Festival Entrevue de Belfort en 2004
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